lynxologie's profile"Tout sur le Lynx boréal...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
|
|
"Tout sur le Lynx boréal en France" déménage: rdv sur www.lynxologie.orgBiologie, éthologie, répartition, idées reçues, passé, présent, avenir... January 06 DéménagementCe blog est désormais inactif et se transforme
en site internet digne de ce nom,
consultable à l'adresse suivante:
Sur ce site, les articles auront une forme beaucoup plus élaborée que sur le blog, et pour cette raison leur publication s'effectuera de manière très progressive et espacée dans le temps: la consultation du blog reste donc nécéssaire pour tous les sujets encore non développés sur le site.
June 01 Avant-propos-Introduction-
Ce blog est une ébauche, un "brouillon", du prochain site internet qui sera un jour définitivement monté sous le même intitulé: "Tout sur le Lynx boréal en France", et dont vous pouvez néanmoins déjà voir les premiers balbutiements à l'adresse suivante: www.lynxologie.org. Le montage de ce site va être progressif et extrêment lent, aussi, en attendant que son contenu soit étoffé du même contenu que le blog ici présent, il sera préférable de consulter en priorité ce blog plutôt que le site.
L'ébauche de ce site, qu'on trouve donc ici, est destinée à tous les curieux, passionnés ou professionnels, désirant approfondir leurs connaissances sur le magnétique animal que peut être le Lynx boréal. Les données et les informations claires et précises sur cette question sont, dans la littérature comme sur internet, extrêmement éparpillées et particulièrement difficiles à trouver dans bien des cas. Aussi, l'objectif est de faire enfin ici, dans ce blog, la synthèse exhaustive de tous les aspects concernant ce sujet, afin qu'il puisse servir efficacement à tous ceux qui s'intéressent de très près ou de très loin à la question du Lynx boréal en France. Ceci pourra notamment permettre d'éviter à certains une onéreuse et considérablement longue recherche bibliographique sur ce sujet très précis.
Néanmoins, pour des personnes voulant effectuer des recherches plus poussées (sur le terrain notamment), il est vivement conseillé de consulter en détail - et même de posséder - les ouvrages qui ont servi de bases bibliographiques à cette synthèse, car des compléments d'informations importants y sont développés et - volontairement - n'ont pas été repris ici, ou ne l'ont été que très partiellement dans certains cas.
Concernant la visite de ce blog, un petit visionnage préalable de l'album photo ci-dessus peut en faciliter la lecture, et s'avérer par ailleurs être une bonne entrée en matière avant la lecture des textes. L'ensemble des photos classées ici concernent l'espèce Lynx boréal (Lynx lynx), mais aussi pour certaines d'entre elles celle du Lynx du Canada (Lynx canadensis), qui ont alors été choisies pour leur aspect pédagogique (postures ou situations particulières) à défaut d'en avoir trouvé sur le Lynx boréal.
Pour le moment, faute de temps lors de la conception progressive de ce blog, aucun droit d'auteur ou autorisation n'a été obtenu -pour l'instant- concernant ces photos. Cette situation provisoire devrait être régularisée avec le temps. Néanmoins, si d'ici là des photos s'avèraient problématiques pour leurs auteurs ou leurs détenteurs de droits, elles pourront être à leur demande retirées sans délais. Pour ce faire, il suffira simplement de laisser un message ci-dessous.
Bonne visite.
VOTRE PARTICIPATION EST LA BIENVENUE !Pour que ce blog soit complet,
je cherche encore...
- Toute donnée non dèjà citée ici, concernant les caractéristiques des indices de présence en général, et avec notamment un intérêt tout particulier sur les mesures de marques de griffes.
- Des photos de marques de griffes (avec une échelle si possible).
- Toutes données historiques ou archéologiques non déjà citées. May 29 Les proies du Lynx boréal-Les proies du Lynx boréal-
En préparation...
En attendant un texte plus conséquent, on retiendra pour le Lynx boréal les éléments suivants (en vrac, et non exhaustif):
-C'est un prédateur économe: il consomme entièrement sa proie, sauf dérangement;
-Les proies du Lynx sont toujours du même poids ou inférieur à celui-ci;
-Le Lynx tue ses proies par étranglement de la trachée (au niveau du cou) pour les proies de grande dimension, et attaque au niveau de la nuque pour les petites proies;
-Les proies les plus recherchées sont le Chevreuil (au moins 70%), et les Léporidés. Occasionnellement il s'attaque à d'autres animaux sauvages: Ecureuil, Oiseaux, petits Rongeurs, Renard, Blaireau, etc...
-Le Lynx ne s'attaque pas forcément aux animaux les plus faibles: il s'attaque surtout à celles qui sont les moins attentives;
-Les attaques de moutons ne constituent pas une habitude de l'espèce: lorsque c'est le cas, il s'agit d'un individu isolé qui s'est spécialisé. Ce problème est exclusivement rencontré dans les zones d'élevage ovin intensif et dont les troupeaux ne sont pas rentrés la nuit.
-Le Lynx consomme l'arrière-train de ses proies en premier, ne consomme pas les viscères (à l'inverse du Loup ou ldu Renard notamment), et laisse systématiquement tous les gros os en connexion, c'est-à-dire attachés ensemble.
-Le Lynx essaye de dissimuler ses proies en lieu sûr, et va même parfois jusqu'à les recouvrir avec des éléments naturels (feuillage, herbe, neige...).
-Un Lynx adulte consomme un à deux kilo de viande par jour. Un Chevreuil adulte le nourrit pendant une semaine.
-L'identification de l'auteur d'une prédation se fait par la mesure de l'écartement des canines, relevé sur la peau de la proie que l'enquêteur aura préalablement retourné. Seules confusions possibles avec le Lynx boréal: le Teckel et le Basset (chiens domestiques).
-Le Lynx ne consomme jamais une proie qu'il n'a pas lui-même tué.
-Les proies de prédateurs sont le plus souvent accompagnées de crottes à proximité.
-Certains auteurs affirment que lorsqu'elles n'ont pas de fonction de marquage territorial, les crottes du Lynx sont enterrées. D'autres auteurs préfèrent penser que l'enterrement des crottes est occasionnel, sans interprétation particulière à faire, et que les crottes ne jouent aucun rôle dans le marquage territorial. On laissera donc les spécialistes se contredire, en retenant simplement qu'il est possible de trouver des crottes à proximité des proies consommées, enterrées ou non.
-Pour la détermination des crottes, voir le billet consacré à ce sujet sur ce blog.
Bibliographie:
BREITENMOSER, etc... - LES PREDATEURS EN ACTION - commandable au PN du Mercantour
CHAZEL, DA ROS - L'encyclopédie des traces d'animaux d'Europe
Les vocalisations-Les vocalisations-
En préparation...
Petite description, en attendant un développement plus complet:
Les cris du Lynx sont audibles surtout en période de rut, en hiver. On compare généralement ces vocalisations avec l'aboiement du Chevreuil. On peut également confondre ces appels avec certaines vocalisations très particulières lancées par le Renard roux.
Les vocalisations du Lynx sont audibles selon les auteurs entre 200 mètres et quelques kilomètres.
Les enregistrements audio de ces appels sont difficiles à trouver car très rares, et sont souvent de mauvaise qualité.
Excréments-Caractéristiques des excréments de Lynx-
En préparation...
En attendant, voici quelques éléments à consulter en priorité:
Fiche de terrain pour le relevé d'excréments (à télécharger):
Bibliographie:
CHAZEL (L), DA ROS (M) - L'encyclopédie des traces d'animaux d'Europe - ....
BREITENMOSER, etc... - LES PREDATEURS EN ACTION - ...
May 24 Les griffades> Si vous avez des rectifications ou des compléments d'informations concernant ce sujet, merci de me le préciser en me laissant un commentaire ci-dessous. Merci d'avance.
Photo de Cédric GIRARD (www.aube-nature.com)
-Les marques de griffes, ou "griffades"-
Tous les animaux forestiers possèdant des griffes sont susceptibles de laisser des marques sur les troncs. Avec les restes de repas, celles-ci sont les plus pérennes parmis tous les indices de présence rencontrés. Or, force est de constater que la bibliographie est peu bavarde sur ce sujet, pour ne pas dire pauvre... voire quasiment inexistante: on assiste ici à un vide scientifique majeur absolument consternant.
Ces indices mériteraient pourtant d'être répertoriés et étudiés avec précision, car ils sont susceptibles d'apporter des données essentielles, comme la délimitation de territoires, les zones régulièrement fréquentées et celles délaissées depuis un certain temps.
Ma propre expérience en matière de recherches d'indices d'animaux me fait dire qu'on rencontre très fréquemment ce type d'indices sur les arbres, et qu'elles sont très faciles à trouver, en particulier sur les conifères écorcés.
Plusieurs espèces sont susceptibles de marquer les arbres avec leurs griffes:
-les Mustélidés (Martre, Fouine, Belette, etc...),
-les Rongeurs (Ecureuil, Rat, etc...),
-les Blaireaux,
-les Félins (Chats et Lynx),
-et probablement d'autres espèces (les Canidés? Je l'ignore...).
A noter également que beaucoup d'oiseaux sont également susceptibles de laisser des marques de leurs griffes qui peuvent parfois prêter à confusion.
Comme je l'ai déjà précisé, il ne semble pas exister à ce jour de clé de détermination des marques de griffes sur les arbres. Néanmoins, s'agissant du Lynx boréal en particulier (et peut-être pas pour le Lynx ibérique en regard de sa taille inférieure qui risque d'entraîner des confusions), il semble tout-à-fait faisable de déterminer cette espèce à partir des "griffades" des individus adultes sur les troncs.
A mon sens, sauf cas particulier, des griffades de Lynx boréal adulte ne peuvent en aucun cas être confondues avec les marques de griffes laissées par des rongeurs ou des oiseaux. Par contre, des confusions me semblent possibles avec le Blaireau, du moins pour les marques proches du sol, et sur des troncs sur pied. A noter quand-même que les griffes du Blaireau sont caractéristiques des espèces fouisseuses: elles ne sont pas fines et asserrées, mais plutôt larges et usées. Je pense que celles-ci sont susceptibles de marquer surtout sur des écorces tendres, ou sur des troncs écorcés, moisis et humides (auquel cas la largeur des griffes du Blaireau est facile à voir).
Sur les troncs penchés ou couchés, des confusions sont éventuellement possibles avec les deux plus grands Mustélidés: Martre et Fouine. Concernant celles-ci, d'après mes observations, il me semble que le plus gros écartement entre deux griffes ne dépasse jamais 1,6 cm (1,2 bien souvent, de mémoire...). A noter que généralement cet écartement n'est relevé qu'une à deux fois par marque de griffe, sachant que le dernier écartement est souvent proche de 0,5 cm, ce qui me paraît fort improbable pour un Lynx adulte (sauf s'il a une crampe à la limite...lol). A noter également qu'il me semble que, souvent, lorsque l'écartement important est relevé deux fois sur la même marque de griffe de Mustélidé, la 4ème griffe apparaît rarement.
Pour les confusions possibles qui me semblent flagrantes, c'est à peu près tout.
Donc, pour moi, une griffade comportant quatre griffes visibles, dont au moins un écartement entre les griffes dépasse 1,6-1,8 cm, ne peut correspondre qu'à l'espèce Lynx boréal. Ce sentiment ne peut être que renforcé dès lors que l'emplacement de la griffade relevée est situé au dessus de la hauteur accessible -à priori- par le Blaireau.
Après ces quelques extrapolations personnelles, qui n'engagent que moi, et sont certainement très critiquables (d'ailleurs j'aimerai connaître vos critiques si vous en savez plus que moi...! ), voici maintenant ce que nous apprend la littérature scientifique:
CHAZEL et DA ROS sont les seuls à ma connaissance qui fournissent le type de données suivantes (avec, de mémoire, peut-être BREITENMOSER et Al. dans "Les prédateurs en action", mais pour l'instant on me l'a piqué...):
"Le Lynx entretient régulièrement ses griffes en les frottant contre l'écorce de troncs érigés ou couchés. Les marques sont assez visibles car les griffes sont robustes; contre les troncs (érigés donc...) nous les avons notés à une hauteur de 40 à 45 cm".
"Le félin utilise souvent des troncs couchés, (qui) lorsqu'ils sont dépourvus d'écorce, permettent de relever des griffures très nettes. Entre deux griffes, nous avons noté des écartements variant de 1,5 à 2,5 cm." On n'oubliera pas quand-même les confusions possibles que j'ai précisé plus haut pour les mesures approchant 1,6 cm...
"En forêt mixte, le Lynx paraît préferer se faire les griffes sur le tronc des conifères plutôt que d'un feuillu."
"Ces indices sont en théorie beaucoup plus fréquents que ne le suggère le pourcentage très réduit qu’ils occupent dans les découvertes. Leur rareté apparente tient plutôt à la difficulté de les localiser." Ici mon expérience en la matière me fait dire que c'est simplement une habitude à prendre: une fois l'oeil exercé à chercher ce type d'indices, leur trouvaille est relativement aisée. Cette recherche se révèle souvent plus fructueuse pendant la période où les arbres sont défeuillés. L'inspection me semble particulièrement intéressante dans les zones de châblis, et sur les arbres remarquables...pour un Lynx!
Enfin, en guise de conclusion, on notera la mention de RAYDELET qui nous rappelle la fonction première du griffage, en précisant qu'il " est un des aspects les plus représentatifs de la vie des félins. (...) Cette action permet à un individu de laisser des traces visuelles et olfactives de son passage grâce aux glandes sudoripares des soles plantaires."
> Si vous avez des rectifications ou des compléments d'informations concernant ce sujet, merci de me le préciser en me laissant un commentaire ci-dessous. Merci d'avance.
Indices de présence et niveaux de crédibilité reconnus officiellement-Les indices de présence du Lynx-
Quand on cherche à vérifier la présence d'une espèce non-répertoriée dans une zone, il faut savoir quoi chercher, et selon quels critères. Aussi, en première partie sont présentés tous les indices de présence que peut laisser un Lynx, et en deuxième partie de quelle manière ils sont pris en compte par la plupart des spécialistes.
-Première partie: Les indices laissés par le Lynx-
Le Lynx est un animal extrêmement discret: chaque individu (solitaire) exploite un territoire de 100km² en moyenne (de 80 à 450 km²), son activité est principalement nocturne et crépusculaire, en bon prédateur il se déplace le plus possible à couvert, et par un instinct qui lui est propre il a tendance à recouvrir ses proies comme ses excréments avec des éléments naturels. Pour ces raisons, il est connu par les naturalistes comme probablement l'un des grands mammifères européens les plus délicats à appréhender. Malgré sa discrétion, comme pour la plupart des espèces, il existe des indices qu'il est nécéssaire de relever pour suspecter sa présence:
- Les témoignages d'observation
- Les restes de proies
- Les excréments
- Les empreintes
- Les marques de griffes
- Les poils
- Les vocalisations
Cette page étant en cours de rédaction, il vous faudra patienter pour la descrition détaillée de ces indices...!
Dans un premier temps, ces indices vont être décrits sur des billets séparés. Ils sont en cours de rédaction. En attendant, vous pouvez néanmoins les consulter dans la catégorie "Indices de présence".
-Deuxième partie: Niveaux de crédibilité des indices-
Pour le Lynx, des critères communs ont été établis pour les sept pays de l'arc alpin. Il s'agit des critères du SCALP (Statut And Conservation of Alpine Lynx Population). Puisqu'à priori il n'en existe pas d'autres, ces critères sont les seuls auxquels il convient de se référer. Trois niveaux de crédibilités sont distingués:
Niveau I : La découverte d’un cadavre représente une preuve irréfutable. Il en va de même pour un document photographique. Il s’agit de faits de solide qualité.
Niveau II : les proies, les traces et les crottes qui peuvent être expertisée par des personnes expérimentées. Niveau III : observations faites au hasard. Elles ne peuvent pas être confirmées. La majorité des annonces est probablement valable, mais il est évident que certaines sont en fait des erreurs. Il est frappant de constater que selon les observations directes, l’aire de répartition de l’espèce est toujours plus grande que lorsqu’on considère les observations prouvées. Comme il n’existe pas de vraie méthode pour différencier les vraies observations directes des fausses, l’ensemble de ce type d’indice est classé de niveau III, la catégorie la plus basse. Pour qu’une observation soit acceptée comme preuve de la présence du Lynx, il fut qu’elle soit confirmée par d’autres indices indépendants. Malgré cette limitation, le relevé d’observations directes s’avère être important. Lorsqu’elles sont répétées, elles peuvent servir de « signal ». |
||||||||||||||||||||||
|
|